Les vrais chiffres du Big Data

La « data » est l’essence de la transformation numérique des entreprises.

Far West 2.0 : à la conquête de la « data »

Nouvel Eldorado. Conquêtes de nouveaux espaces. Le développement du numérique s’apparente à une nouvelle étape du Far West, avec « son bon, sa brute et son truand », ses indiens, son cavalier solitaire et ses duels. Dans cet espace inconnu, chacun rêve de faire sa place. Pour de l’or bien évidemment, chères pépites d’or des temps nouveaux, légalement gagnées ou non. En effet, Internet développe sa propre délinquance et ses truands d’un monde nouveau, les cybercriminels. Plus de colts, de lassos, mais une toile bien tissée, un « dark web » rappelant les villes fantômes de nos westerns.

On ne vend plus de troupeaux de chevaux, on ne compte plus « en cornes », mais on y échange de précieuses données, fichiers, codes et algorithmes. On y crée des cookies, non de délicieux gâteaux pour les meneurs de bêtes, mais de véritables traqueurs invisibles des habitudes des consommateurs du Net. Tout simplement pour subsister comme des millions de sites marchands repositionnés sur la toile devant la désaffection de leurs magasins réels. De nouveaux saloons ouvrent ainsi chaque jour. Dans ce monde émergent, la petite épicerie de Mme Olson, de « La petite maison dans la prairie », côtoie le pire saloon aux enfants prostitués.

Et les Indiens ? Toujours là. Les autres, ceux qu’il faut évincer. Plus de signaux de fumée, mais des données corrompues. La vieille méthode des couvertures souillées de bactéries est utilisée : des virus sont envoyés. Et comme au Far West, des noms émergent, des géants aux colts en argent. Buffalo Bill et Geronimo ont fait place à Google et… Mais où est Lucky Luke ? Le shérif ? Peut-il y avoir un ordre dans ce Far West ? Certains États le
pensent, réglementant les activités, interdisant la diffusion de telles ou telles images. Mais la réalité les submerge, les engloutit dans une virtualité qu’ils ne peuvent contrôler. Peut-on compter sur l’éthique ? Celle d’individus, devenant des héros tel Snowden, nouveau pasteur des temps modernes ? Car le pire s’assoit au côté du meilleur dans cette conquête de la « data ». On y crée du lien, ou du moins on croit en créer, on partage, on échange de l’information à la mode Wikipédia.

Cette ruée vers la « data » est une révolution, autant que la conquête de l’Ouest a bouleversé le monde. Comme les pionniers face aux Rocheuses, nous n’avons pas conscience de cette révolution numérique en marche, n’y voyant bien trop souvent qu’un nouvel outil de bureautique. Car à force de vouloir conquérir l’Ouest, puis la lune, l’espace, et le numérique, l’homme ne va-t-il pas se perdre lui-même, pris dans sa propre toile, ne sachant plus où est le réel et la matrice, propre création transhumaniste d’un homme à la recherche non plus de l’or mais de sa propre existence, de sa propre donnée et donc de son créateur ?

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