En migrant d’un logiciel spécifique à Minos ERP, le spécialiste du Quojem Desamais a amélioré ses gains de production et s’est ouvert aux marketplaces. Et entend profiter de la souplesse de l’outil pour accentuer sa transformation.

Acteur majeur de la distribution d’articles de bricolage, quincaillerie, maison et jardin, Desamais se donne pour ambition, au début des années 2010, d’atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre moins de 70 à l’époque. Un plan ambitieux qui nécessite de rationnaliser le système d’information, alors constitué d’un logiciel complètement spécifique. Pour apporter la croissance nécessaire à l’entreprise, la décision est prise de faire évoluer la gouvernance informatique et se tourner vers un ERP standard spécialisé dans le monde du négoce et la grande distribution. Desamais porte son choix sur Minos ERP. Le contrat est signé avec Inetum fin 2013 pour un démarrage début 2017. La mise en place de process automatisés ainsi que l’introduction de fonctions digitales ont permis à Desamais de sortir de sa culture papier et ainsi supprimer plus de 200 états quotidiens.

Derrière les fonctions définies initialement (achats, stocks, partie commerciale, WMS, flux EDI partenaires, intégration de la qualité…), l’ERP assure la gestion de quelque 30 000 références du distributeur qui alimente environ 7000 points de vente répartis entre un réseau commercial, des magasins traditionnels et des centrales de la grande distribution. « Sans oublier le marché en émergence des marketplacesdésormais », souligne Eric Le Penven. Pour y parvenir, le directeur adjoint des Systèmes d’Information de Findis, groupe propriétaire de Desamais, a fait de Minos le socle des flux logistiques, tant au niveau des approvisionnements que de l’entrepôt et la distribution, en centralisant dans l’ERP toutes les données du commerçant.

30% de gain de productivité

Cette notion de centralisation introduite au niveau du métier s’est récemment élargie avec le développement d’une couche de webservices pour assurer des connexions plus intelligentes et dynamiques avec la partie ERP. Déployés depuis un an environ, les webservices facilitent la communication vers l’extérieur (sites web du réseau, sites marchands, marketplace) comme avec des outils physiques de logistique, dont le robot de préparation Kardex Remstar pour le WMS auquel « il manquait certaines briques », précise Eric Le Penven.

Ouverture vers le monde des marketplaces, capacité à intégrer des WMS concurrents, automatisation de la prise de commande des grands donneurs d’ordre par le biais de l’EDI… l’image de l’ERP monolithique s’efface pour laisser place à un outil « digitalisé ». « Cela montre qu’on est déjà dans un niveau d’intégration poussé », témoigne notre interlocuteur, « l’investissement dans ce genre de système me garantit l’évolutivité, la performance, l’efficience de mes process. » Une performance qui se traduit aujourd’hui par un gain de productivité de 30%, indique Eric Le Penven.

Il entend bien cultiver les bénéfices de la compréhension du fonctionnement réel des flux issus des mesures statistiques de l’ERP et mises en forme par un outil de BI. « Avec les modèles qu’on est en train d’imaginer sur les nouvelles organisations en lien avec l’automatisation qui sera fournie par Minos, on pense multiplier par 3,5 notre capacité de préparation sur le process marketplace à effectif constant. C’est énorme ! », se réjouit le responsable.

Améliorer les prises de décision

Une fonction particulièrement essentielle au secteur de la distribution est celle du calcul du prix. Chez Desamais, la volumétrie s’élève à 5 millions de lignes de commandes par an. « Le tarif fait partie des règles de gestion très élaborées. Minos répond parfaitement aux attentes métiers concernant la gestion tarifaire. Assez rapidement, on s’est aperçu qu’il fallait faire de Minos le moteur de calcul de référence du tarif pour l’ensemble des systèmes annexes, intranet, extranet, etc. », explique notre interlocuteur. L’entreprise a ainsi mis en place des outils de prise de commandes pour des salons, virtuels ou physiques, en adressant de façon dynamique les tarifs correspondants à chaque client de manière la plus personnalisée possible. « Cela a été une grande démonstration de force de souplesse. » Le DSI en profite pour souligner l’importance de la couche Power i d’IBM qui supporte Minos, notamment par rapport aux risques de sécurité propres aux environnements Windows : « Power i apporte un empilement solide qui permet de s’y retrouver en matière de ROI. La solidité de la plateforme permet de construire. »

Et Eric Le Penven entend bien continuer à construire. Historisation de l’information issue du traitement des données à la volée, création d’une chaine d’approvisionnement entièrement connectée pour réduire au maximum les variations de stocks, bornes interactives, élargissement des plages de maintien en condition opérationnelle… autant de projets en ligne de mire que les équipes d’Inetum accompagneront. Ce qui contribuera à enrichir les capacités de Minos. Pour autant, « il ne faut pas croire que Minos est un ERP développé pour Desamais », tient à préciser Eric Le Penven, « à part pour Kardex Remstar, tout le reste est du standard et, à la marge, de la customisation. Desamais n’a pas de besoins très hétérogènes. On fait notre affaire du standard. »

Le DSI n’en souligne pas moins la pertinence de l’outil. « Si on veut creuser et sortir des choses beaucoup plus fines et performantes, on peut l’avoir avec Minos. » D’autant que « tous les outils ne le permettent pas ». Au-delà des capacités intrinsèques de l’ERP, notre interlocuteur loue la qualité d’accompagnement de son éditeur. « L’objectif cerné par le client est assez vite bien assimilé par l’équipe d’Inetum. Le bundle de solutions proposées nous permet d’enrichir nos capacités de discernement, d’anticiper et améliorer nos prises de décisions. C’est en cela qu’on réalise notre transformation, autour de cette optimisation », conclut Eric Le Penven.

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