Gfi à la CCI : mettre l’Industrie du futur dans l’entreprise

La Chambre de Commerce et d’Industrie organisait un événement pour sensibiliser les PME industrielles à l’Industrie 4.0. Seule ESN présente à cette journée de rencontres, Gfi entend soutenir les entreprises tant sur un volet d’accompagnement dans leur transformation que sur le plan technologique au sein du Collectif Continuité Numérique.

Gfi Informatique participait, lundi 17 décembre, à l’événement « Industrie du futur, une réalité aujourd’hui » organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Île-de-France (CCI Paris IDF) à son siège situé à deux pas de l’Arc de Triomphe. Objet de la demi-journée : sensibiliser les industriels de la région, PMI en particulier, aux mutations technologiques et leurs enjeux. Car si l’Île-de-France reste la première région du pays en matière d’activité dans l’aéronautique ou l’automobile, elle tendrait à perdre de son attractivité en regard de l’effritement du tissu industriel, aux dires de Benjamin Chkroun qui intervenait en ouverture de l’événement. Mais selon le Conseiller régional francilien en charge, notamment, de la Commission développement économique, « tous les ingrédients sont présents en Île-de-France pour en faire un territoire leader dans l’industrie du futur ».

Les quelque 500 participants à l’événement ont donc pu assister à des conférences, ateliers et table-ronde, découvrir des démonstrations de produits et solutions (réalité virtuelle/augmentée, impression 3D, robotisation…) et rencontrer les acteurs susceptibles de les orienter et les soutenir dans cette transition technologique. Dans ce cadre, Gfi intervenait sur deux plans : institutionnel et privé.

Un consortium pour projeter les entreprises vers l’Industrie 4.0

Côté institutionnel, le groupe s’intègre au consortium composé de la CCI IDF, du CETIM (Centre technique des industries mécaniques), du GIM (Groupe des Industries Métallurgiques) et du List Cea Tech (le Laboratoire Vision et Ingénierie des Contenus) dans un programme d’accompagnement de la transformation des PME franciliennes dans le cadre de la « smart industrie ». L’idée est de « projeter les entreprises vers l’Industrie 4.0 » comme l’a souligné Julien Theisse, chargé de mission Smart Industrie à la Région IDF. Le consortium s’inscrit ainsi comme un « accélérateur industriel » pour orienter les PME dans leurs choix technologiques, sécuriser leurs prises de décisions sur les points économiques et techniques, et éviter que les projets restent lettre morte faute de financements. Grâce au programme d’accompagnement fraichement mis en place, « vous [pourrez] allez voir votre banquier, la région, pour solliciter une demande de prêt, une subvention, avec un projet d’investissement crédible », a soutenu Julien Theisse.


Jean-Marc Uros (CETIM) et Stéphane Bossy (Gfi) présente le programme d’accompagnement des PME vers l’Industrie du futur.

Jean-Marc Uros, délégué régional du CETIM, et Stéphane Bossy, senior manager en charge de l’Industrie 4.0 chez Gfi, ont donc présenté ce programme d’accompagnement destiné aux entreprises de plus de 5 salariés. Objectif : « Améliorer significativement la performance et la productivité globale de l’entreprise en les aidant à travailler sur l’excellence opérationnelle, ce qu’elles savent faire, et sur tout ce qui touche à la rupture, technologique et organisationnelle », a souligné Jean-Marc Uros. Car « la rupture est là, et si on a le droit de ne pas vouloir se transformer, on a le devoir de se poser la question ».

Trois modules dans une démarche pragmatique

Ce programme entend donc aider à y répondre dans « une démarche pragmatique pour mettre l’Industrie du futur dans vos entreprises », a synthétisé Stéphane Bossy. Trois modules indépendants les uns des autres sont proposés et dans lesquels Gfi apporte une expertise reconnue. Ils visent à établir un diagnostic des besoins stratégiques (module 1), réaliser un PoC technologique (module 2) pour vérifier si l’objectif est atteignable, et étudier la faisabilité de l’intégration d’une brique technologique ou d’une évolution organisationnelle (module 3).


Un programme structuré autour de trois modules autonomes visant à répondre aux besoins propres des MPE/PMI.

Avant de s’engager, les PME pourront suivre un atelier qui leur permettra de « se faire leur propre définition du futur de l’industrie », a indiqué Jean-Marc Uros. Les entreprises intéressées sont invitées à se faire connaître auprès du consortium par l’intermédiaire d’un portail en ligne que Gfi s’apprête à livrer. Le programme entend accompagner une centaine de PME/PMI par an sur 3 ans.

Interconnecter le siège et le site avec le CCN

C’est aussi dans une démarche d’accompagnement que Gfi s’illustre depuis 2017 au sein du Collectif de Continuité Numérique (CCN) qui exposait son parcours de l’Industrie du futur dans les couloirs du prestigieux hôtel Potocki. Créé en 2016 à l’initiative de SAP, le CCN réunit plusieurs fournisseurs, en contact depuis de nombreuses années, afin d’apporter une offre globale à partir de solutions pré-intégrées. Autrement dit, réussir à interconnecter les différents systèmes déployés dans une usine pour optimiser leur pilotage. Ifm electronic apporte des capteurs intelligents, Sew Usocome fournit les AGV (véhicules auto guidés), Phoenix Contact assure la sécurité du réseau, Sick supervise le contrôle qualité, le motion control est l’affaire de Festo, le tout piloté par l’ERP de SAP que Gfi se charge d’intégrer.

« Nous avons développé un démonstrateur actif qui permet de superviser et piloter les différents postes de production », illustre Frédéric Billon-Grand, responsable de la SAP Line Supply Chain and Manufacturing chez Gfi. De fait, les visiteurs pouvaient constater en temps réel sur un écran de contrôle les variations de production émises à partir d’une machine de démonstration installée sur le stand d’ifm.


Le CCN, un collectif de 7 fournisseurs experts dans leurs domaines pour déployer des solutions de pilotage industriel de bout en bout.

Réconcilier IT et OT

« Envoyer un planning, préparer une commande, se réapproprier l’outil pour vérifier en amont que l’usine est capable de produire… L’idée est de réconcilier l’IT et l’OT, qui ne se parlent pas, ne partagent pas les mêmes technologies ni les mêmes cycles, dans un travail d’acculturation », explique Frédéric Billon-Grand. Un bon moyen de rapprocher les équipes du siège avec celles des unités de production et aplanir les incompréhensions. « Le travail de Gfi consiste à faire que les gens se parlent », schématise le responsable SAP Line. Qui ajoute que les clients marquent un fort intérêt pour le démonstrateur. « Le démonstrateur prouve qu’on sait le faire et qu’on peut l’adapter à n’importe quel besoin. »


Une fresque pour illustrer la continuité numérique dans l’usine proposée par le CNN.

Pour l’heure, le collectif n’a pas encore de visées commerciales proprement dites même si sa présence dans différents salons et événements s’inscrit dans une démarche prospective. Le CCN doit encore définir sa structure de fonctionnement. C’est au programme pour 2019. Son prochain rendez-vous, le salon Smart Industries du 5 au 8 mars à Lyon, devrait marquer une étape clé dans la vie du collectif.

Mots clésIndustrieIntégrationUsine4.0

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