Gfi met en avant ses innovations au 40e Digiworld Summit de l’Idate

Chatbot, computer vision, réalité augmentée, collaboration virtuelle, 3D, plateforme de services publics… A l’occasion de sa première participation au Digiworld Summit de l’Idate, Gfi était sur tous les fronts de l’innovation.

Gfi Informatique a participé, mercredi 28 novembre, au DigiWorld Summit qui fêtait sa 40e édition au Palais de la Mutualité à Paris pour l’occasion. Une grande première pour l’ESN de Saint-Ouen. Organisé par l’Idate, groupe de réflexion spécialisé dans l’économie numérique, l’événement avait pour thème le « Phygital ». Parallèlement aux conférences, une quinzaine d’entreprises exposaient leurs solutions et offres pour illustrer les applications potentielles qui intègrent le digital dans le monde physique.

Gfi n’a pas dérogé à la règle. Accueillis par Pepper sur l’espace aux couleurs orange, les visiteurs pouvaient découvrir une poignée de solutions proposées par le Groupe. A commencer par Firmin Business. Portée par le petit robot humanoïde, cette solution vise à intégrer le chatbot sur pieds (ou plutôt sur roulettes) dans les processus d’accueil des organisations autour des thématiques d’Entreprise, de Santé, de Retail ou encore d’Evénementiel. Autre solution présentée : Chatbot, la « Bot Foundry » de Gfi pour industrialiser les agents conversationnels dédiés aux métiers. Les participants de passage ont également pu découvrir Vision Learn, application d’analyse des données visuelles, la solution de collaboration virtuelle interactive et multi terminaux UMI3D, ou encore IUX, la plateforme de données à destination des smart cities proposée dans une offre Data-as-a-Service.


Les visiteurs du stand de Gfi étaient accueillis par le chatbot humanoïde Pepper équipé de la solution Firmin Business.

Injecter du digital dans le réel

Gfi s’est également illustré à travers ses porte-paroles lors de deux conférences thématiques. La première, « Futur World of Work », abordait la question de la place du travail dans l’organisation quotidienne de l’entreprise désormais rythmée par un flux continus d’événements. Sharon Olivier et Frederick Holscher, de Ashridge Executive Education, ont insisté sur l’importance d’implémenter une bonne culture pour organiser la production dans un univers de « disruption ». Joe Cumello de Ciena a évoqué cette nécessité de « changer la façon de penser » en rappelant comment l’arrivée des grands acteurs du Web (Google, Amazon, Facebook, etc.) avaient forcé les opérateurs télécoms à revoir leur modèle.

De son côté, Gfi a profité de la tribune pour illustrer concrètement comment les mondes physique et digital peuvent interagir mutuellement. Sous la houlette de Jean-François Gaudy, Directeur de l’Innovation, Stan Larroque, cofondateur de la start-up SL Process avec l’ex Général de l’Armée de l’Air Guillaume Gelée, « revenu dans la vraie vie depuis 5 ans », a-t-il plaisanté en se présentant, a fait la démonstration du casque de réalité augmentée Lynx. « La disruption est dans le casque de réalité virtuelle 3D dans lequel nous injectons de la réalité avec un excellent tracking », a synthétisé Jean-François Gaudy. « C’est quelque chose que vous n’avez jamais vu », s’est enjoué Stan Larroque.


Démonstration du casque de réalité augmentée LYNX (de gauche à droite : Guillaume Gelée, Jean-François Gaudy et Stan Larroque).

L’audience a effectivement pu découvrir comment, avec Lynx, un opérateur peut intégrer des éléments virtuels en temps réel dans son environnement physique et interagir de manière précise avec ces éléments. Les applications sont nombreuses. Lynx peut, par exemple, reconstituer un édifice archéologique à partir de ses ruines. Guidé par un expert à distance, un agent de terrain peut intervenir sur un équipement en repérant précisément les éléments affectés. Un chirurgien a même immédiatement trouvé l’avantage qu’il pouvait tirer de Lynx lors de ses opérations... malgré la réticence exprimée par Stan Larroque face à la sensibilité de ce type d’intervention. « Il faut évidemment que le patient soit prêt à accepter l’outil », a reconnu Guillaume Gelée. De nombreuses questions éthiques se posent d’ailleurs dans l’usage de ce type d’application qui implique des aspects aussi bien technologiques, qu’humain et organisationnels, a reconnu, en conclusion, Jean-François Gaudy.

Une plateforme pour résoudre les problèmes en Afrique

Gfi s’est également illustré au cours de la conférence « Digital for Africa ». David Eurin, en charge de la stratégie de l’opérateur Liquid Telecom, et Astrid Bonté, directrice des affaires internationale chez Eutelsat, ont rappelé chacun à leur manière la nécessité de déployer les infrastructures de communication haut débit, fibre ou satellite, pour accélérer la transformation digitale de l’Afrique et aider aux développements des applications et services appelés à « résoudre des problèmes locaux ». De son côté, Tamsir Ndiaye, CEO de Sogem, espère inciter les plus jeunes à se former à la programmation informatique afin de répondre aux besoins de développements digitaux locaux. Il a créé l’association #10000Codeurs qui invite à découvrir l’art du codage en espérant ainsi retenir ces futures compétences numériques sur le continent africain.

Pour sa part, Brice Démogé, Directeur Business Development - Secteur Public et Afrique, a profité de la tribune pour rappeler la stratégie que Gfi déploie depuis 2003 sur le continent africain, et plus particulièrement pour présenter Public CRM. Cette plateforme de gestion au service des citoyens et des entreprises s’inscrit comme un portail web dédié aux démarches administratives des administrés. L’obtention d’une copie d’un diplôme a illustré les applications possibles de la solution. Alors que cette démarche nécessitait auparavant deux ou trois déplacements du demandeur jusqu’à l’établissement administratif délivreur et plusieurs semaines d’attentes, Public CRM permet d’obtenir le précieux titre en une seule visite et en quelques jours. « On pourrait s’affranchir de cet unique déplacement si le système postal était sécurisé », a tenu à préciser Brice Démogé pour illustrer l’aspect facilitateur de la plateforme.


Brice Démogé a présenté la plate-forme de gestion des démarches administratives Public CRM déployée en moins de deux mois en Côte d’Ivoire.

En cours de déploiement en Côte d’Ivoire, Public CRM trouve des applications pour les entreprises dans les secteurs forestiers, phytosanitaires et du tourisme ainsi que dans la santé, l’éducation et la justice en direction des citoyens. « L’enjeu de la mise en place de ce type de projet est la nécessité d’avoir un sponsoring important des ministères pour impulser la dynamique de changement », a commenté le responsable de l’Afrique chez Gfi. Mais le succès de l’opération passe aussi par le choix d’un progiciel, adapté à chaque procédure et contexte ministériel, pour éviter les lourdes étapes de validation des projets assez longs en Afrique. « On ne fait pas de développements spécifiques ce qui nous a permis de mettre en place la procédure de manière extrêmement rapide », a précisé Brice Démogé. En deux mois, les équipes de Gfi ont ainsi pu mettre les référents ministériels devant une solution opérationnelle. « Cela a été une des clés de la réussite du projet. » S’appuyer sur les équipes et la culture locale a également contribué au succès de l’opération, a souligné Brice Démogé.

L’innovation au service du pragmatisme

Technologique ou organisationnelle, l’innovation doit s’appréhender de manière pragmatique, comme l’a souligné Vincent Rouaix. « Quand on parle d'innovation, nous entendons que l’innovation rejoigne son marché. Il ne faut pas se cantonner aux PoC, ce n’est pas que de la R&D même si cette dernière est utile pour créer des propositions nouvelles sur le marché », a déclaré le PDG de Gfi au micro de Frédéric Simottel sur la scène de la plénière du Digiworld Summit. Chatbots, Design Thinking ou encore environnements virtuels illustrent quelques-uns des travaux que Gfi mène en matière d’innovation. Avec succès. « L'une de nos équipes était à New York il y a deux semaines pour présenter un travail scientifique qui a été primé sur la collaboration dans les environnements virtuels. C'est un sujet qui intéresse beaucoup le monde industriel qui y voit l'opportunité de tester des installations avant qu'elles n'existent réellement ou de former des opérateurs avec une logique de compétence augmentée. Nos équipes de recherche sont à la pointe de cette notion du jumeau numérique », a mentionné le dirigeant.

Le processus d’innovation se caractérise aussi par la proximité que le Groupe affiche avec ses clients à travers la création de Fablabs. « L'idée n'est pas d'en faire des showrooms mais des lieux d’échanges et de travail », a souligné Vincent Rouaix. Le Groupe en compte cinq aujourd’hui (à Paris, Lyon, Nantes, Gand et Lisbonne). D’autres seront ouverts demain. Car l’innovation n’est pas exclusive aux start-up. « Les grands groupes innovent et n'ont pas à rougir de leur créativité. » Qui plus est, ils « peuvent décliner à une grande échelle » contrairement aux entreprises nées sur une idée ou technologie innovante. Néanmoins, grands groupes et jeunes pousses peuvent trouver des intérêts communs dans un esprit « intrapreneurial ». C’est par exemple le cas de SL Process née dans le FabLab de Paris et incubée par Gfi pour donner naissance au casque Lynx évoqué plus haut.


Vincent Rouaix appelle à la création d’une alliance industrielle entre grands groupes européens pour favoriser l’open innovation.

L’innovation trouve aussi sa place dans des projets sociétaux. En partenariat avec l’institut Opinion Way pour la Prévention Routière, Gfi a développé une plateforme d'analyse de données pour comprendre les comportements des conducteurs afin de réduire les risques d’accidents. « Nous trouvons que c'est une cause qui vaut que l'on s'engage », a commenté Vincent Rouaix. Dans le même esprit, l’ESN s’est également engagée aux côtés de l’hôpital Bichat dans un programme de recherche clinique qui s’appuie sur l’IoT pour réduire les risques d’accidents post opératoire des patients. Un programme qui s’inscrit dans la lignée d’une solution d’intelligence artificielle à base de Computeur Vision qui détecte les chutes des personnes âgées seules à domicile. « De bien belles réalisations qui, alors que certains expriment des interrogations sur l'intelligence artificielle, démontrent que les technologies numériques peuvent à bon escient apporter beaucoup à notre société », a considéré le dirigeant de Gfi.

Autant de réalisations qui pourraient trouver écho dans une initiative plus large que le seul périmètre des ESN et start-up. Vincent Rouaix a ainsi évoqué l’idée de favoriser l'Open Innovation entre grands groupes français et européens. « Car ne nous y trompons pas, ce ne sont pas les éventuelles licornes qui viendront chercher les Gafam ou leurs équivalents chinois sur leurs marchés. En revanche des alliances de grands groupes industriels, qui s'allieraient pour porter des projets communs, avec une forte coloration digitale, pourraient occuper le terrain de manière complètement inédite face à ces mastodontes. » Gfi se tient prêt pour former cette alliance avec les industriels de tous les secteurs. Reste à savoir si cette initiative recevra le soutien des politiques, s’est interrogé Vincent Rouaix en guise de conclusion.

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